Steve McCurry, un photographe de légende

 Steve McCurry, un photographe de légende

Considéré comme l’un des plus célèbres photographes contemporains, récompensé de nombreuses fois pour un travail devenu iconique et membre de Magnum Photos depuis 1986, Steve McCurry est à l’origine d’image devenue cultes dans le monde entier.
Vous savez le portrait de cette Afghane aux yeux verts et au regard translucide et farouche, c’est lui. C’est en 1984 lorsqu’il travaillait à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan qu’il prit cette photo, une photo qui sera considéré comme son plus beau portrait apparu en couverture du National Geographic. C’est en 1979 lorsqu’il y rentre clandestinement, vêtu du costume local, partageant le quotidien des moudjahidines et dissimulant des rouleaux de pellicules dans ses poches cousues, qu’il réalisera des images , parmi les premières à mettre en scène le conflit agitant la région. Un reportage qui lui vaudra d’ailleurs la médaille d’or de Robert Capa.

Aventureux, Steve McCurry couvre de nombreux conflits dans le monde. La guerre Iran/Irak, le conflit yougoslave, la guerre du Golfe, l’ascension puis de la chute des talibans, les conflits à Beyrouth et dans les Philippines, là comme ailleurs, il n’aura cessé de dérouler l’histoire de ce pays, la grande passion de sa vie. Des portraits desquels se dégagent une profonde humanité d’autant plus accentuée de par son sens et sa maitrise de la couleur.

Steve McCurry s’intéresse principalement aux conséquences humaines de la guerre, montrant non seulement ce qu’elle imprime sur les paysages, mais surtout sur les visages. Son travail est guidé par une curiosité innée et par le sentiment d’émerveillement que lui procurent le monde et les gens qui l’entourent. Il sait se saisir d’aventures humaines uniques et c’est grâce à cela que ses photos sont à la fois si troublantes et fascinantes.

« Presque toutes mes photos trouvent leur essence dans les êtres. J’attends que la personne baisse sa garde, et je cherche à capturer l’âme profonde et l’expérience gravées sur le visage de mes sujets. Je tente de transmettre ce à quoi ressemble l’existence de cette personne; en quelque sorte la condition humaine. »

L’année 2002, de retour en Afghanistan, marque ses retrouvailles avec la jeune Afghane, Sharbat Gula, devenue femme et mère de famille. Burqua relevée sur un regard éteint de bête traquée,« Sa peau est marquée ; elle est ridée maintenant, mais elle est toujours aussi saisissante. » confit Steve Mccurry. Un portrait qui hantera à jamais la photographie contemporaine.


Sharbat Gula, 2002. Même pose. Seul le regard semble inchangé

Ce photographe en quête de l’inoubliable réalisera des clichés bouleversants et c’est avec les légendaires pellicules Kodachrome qu’il les réalisa.
En 2010, il est le dernier à avoir pu en faire usage. En effet, c’est avec la dernière pellicule qu’il immortalise les trente-six dernières poses aux États-Unis, en Inde et en Turquie. Lorsqu’en 2009 Kodak annonce la fin de sa production Kodachrome, c’est le choc. «C’était définitivement la fin d’une époque, témoigne Steve McCurry.

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« De manière inconsciente, je crois, je guette un regard, une expression, des traits ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie. « 

 

Sources:
Ici et



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