NIAXE le 20 Septembre à l’espace Simultania + le 22 Septembre à la cathédrale de Strasbourg

Niaxe est de retour pour une nouvelle création. Cette compagnie évolue au gré des rencontres pour se plonger dans des formes nouvelles. Sa nouvelle performance « try two to… » donne lieu à un échange entre 2 mondes : sourds/entendants et virtuel/réél.

De Toulouse au ZKM de Karlsruhe, en passant par Bruxelles, élaborée au fil de rencontres inédites, le collectif NIAXE propose en septembre sa nouvelle création. La présentation publique de ce travail en cours aura lieu les 7 et 8 à 20h30 à Pôle Sud, à l’issue de deux semaines de résidence. Au programme, une proposition artistique qui allie technologies et corps en mouvements pour une composition visuelle, sonore et humaine à la recherche de nouveaux langages pour la scène à partager entre ses interprètes et ses publics.
Ce premier partage sera étendu par une performance, également née de cette recherche, à l’espace Stimultania le 20, et la participation à un événement exceptionnel à la cathédrale de Strasbourg, le 22 septembrenotamment en remixant John Cage.Le collectif NIAXE est un collectif interdisciplinaire. Entre la langue des signes, la danse, la musique, les sons et les images, les artistes impliqués au sein de NIAXE répondent à l’utilisation des nouvelles technologies sur l’espace scénique contemporain. »Nous construisons une identité commune axée sur l’échange et la réciprocité dans nos domaines d’expressions. Chaque artiste a son identité et son expérience, il la développe dans un échange hospitalier pour redéfinir ses propres limites. Cette réflexion commune, bras de levier de notre processus de création, est le germe de l’interaction au sein du collectif”

Le travail en cours
« try two to… »

À travers ce masque nous lisons une nouvelle manière
de voir l’origine de nos désirs.
NIAXE laisse résonner l’émotif au détour d’un regard.
Tantôt singes, tantôt oiseaux mécaniques,
le miroir de notre plaisir reflète nos animosités
dans la constitution d’un mouvement.
Violence et rêve se confrontent nuit et jour
pour séduire notre ego et nourrir notre reflet.

Le compositeur Yérri-Gaspar Hummel et l’architecte Jérémie Bellot donnent le ton à la redéfinition d’un espace scénique. Ils choisissent une expansion du décor en proposant la vidéo comme extension du réel et permettent au son de pénétrer tous les sens avec l’appui d’un dispositif sonore spatialisé. En effet, cette approche relie différents sens à la musique : l’aspect visuel d’un spectacle et la cénesthésie de l’interprète. En choisissant de travailler avec un « sign dancer » et des danseurs, ils orientent résolument les sens du spectateurs vers l’intimité du corps en mouvement. Hokin Zerga – sign danseur – proposera ainsi une approche de son émotion à travers les mouvements qu’il déploie. Il sera accompagné de Lara Sellal danseuse-performative et Antoine Hostein danseur Toulousain.

Cultures visuelles, cultures musicales, cultures sourdes 

Avec l’arrivée de Hokin Zerga, NIAXE s’est ouvert à d’autres modes d’expression et de perception : ceux de la langue des signes et de la culture sourde. Le contact avec cette culture visuelle, le développement d’une réflexion sur l’écoute par le corps et l’intégration de la langue des signes par le biais du « signdancing* » ont permis au collectif de se repositionner dans le dispositif interactif lié à la vibration sonore ainsi qu’à l’image projetée et réelle. L’intégration du Signboard* constitua également une étape importante de recherche dans cette nouvelle création.
Ce travail met ainsi l’accent sur une approche sensorielle parallèle, où la musique est ressentie par le contact physique des vibrations et/ou des manifestations visuelles. Comprendre l’importance d’une vibration et d’une image en connectant les espaces de perceptions communs fut donc retenu comme l’un des enjeux majeurs de cette création. Cet objectif de réunion de deux perceptions culturellement différentes, nous a permis de rendre possible un échange scénique avec des technologies dédiées et mises au service de la danse et des corps en mouvements.

*signdance = danse basée sur la langue des signes
*signboard = storyboard avec la langue des signes

La contribution du collectif Allemand « NIL »

Les travaux des luthiers numériques et artistes Matthias Schneiderbanger et Michael Vierling mettent l’accent sur de nouvelles façons de contrôler la musique électronique. D’une manière gestuelle à une redéfinition de la perception du corps à l’espace, ils entrent dans des protocoles futuristes. Un des principaux objectifs est le travail avec la spatialisation du son pour laquelle ils ont développés leurs propres outils, en particulier avec leurs instruments de musique numériques Chirotron & capteur de table. Le développement du système créé en collaboration pour leurs instruments a été présenté lors du Symposium MUSA 2011 à Baden-Baden, Allemagne).
Pour NIAXE ils utilisent leurs connaissances afin d’élaborer un programme technologique et artistique pour une nouvelle grammaire faisant interagir images, sons et corps en mouvements. Avec leurs interfaces de contrôle novatrices, le mouvement physique devient désormais une partie fondamentale de la musique électronique.

Avec le soutien de : LARKIPASS / UT / Zamam Records / Pôle Sud / PEJA / zkm / nil / programme européen de jeunesse en action

 



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