La Chronique du Livre #005

Bonjour,

bienvenue dans la chronique à Flo, cinquième édition.

Il s’agit cette fois d’un retour complet sur l’expédition de l’été 2014.

 

Tout a commencé le 2 juillet avec la scène ouverte du Kwafé Slam de Nancy, organisé au Royal café de la rue de mon désert, à Nancy, donc, et organisé par un slameur du nom de Tanguy.

Nous y étions allés avec Cassandre et nous avions retrouvé là-bas Jules, Jérôme et Flo, les membres de l’équipe de slam de Strasbourg qui avait remportés la seconde place au tournoi de la ligue slam de France à Rennes, au mois de mai.

Toute l’équipe y avait été invitée pour fêter dignement cet improbable résultat. Nous y avions fait nos textes, tant commun qu’individuel et nous avions bien kiffé le truc, comme on dit. C’était la dernière que je voyais les membres de cette équipe, superbe, virile et sempiternelle… Je ne les ai pas encore revu depuis, lorsque j’écris ces lignes. Message pour eux : vous me manquez, les mecs…

Puis, avec Cassandre, nous partîmes pour Esquelbecq, là où nous participions au salon du livre de ce village du livre. Très beau salon, très jolie village et très joli concert en fin de salon, par la troupe lilloise du « Clownest Orchestra ». Salutations à eux !

C’était le 5 juillet.Le 6, à 15h30, je m’étais engagé à être sur scène pour le festival de rue de Mende, en Lozère, le 48° de rue. Suite à un problème technique sur lequel je n’épiloguerais pas, nous arrivions à Mende à 16h15 et mes prestations de la journée furent annulés.

Rendez-vous compte! Pour ma première! Pour la première où nous étions programmé sur un festival, nous n’étions pas là! Quelle misère pour notre crédibilité! A cette heure, je ne sais toujours pas si cela m’a grillé auprès du festival et même dans l’ensemble du monde de l’art. Encore aujourd’hui, je vous prierais de bien vouloir m’excuser.

Heureusement, le lendemain, dimanche, nous avions encore cinq représentations en une journée. Il pleuvait en Lozère. Et il pleuvra tout au long de l’été… Tout était fait pour que cette journée soit un fiasco. Mais il n’en fut rien. Ce fut même le contraire qui se produisit. En cinq prestations, je présentais les premiers textes de Cartouche pour un spectacle slam, le filage du spectacle de Roi des Fleurs que je jouerais un mois plus tard à Miramont de Guyenne. Puis, je présentais le récital d’Eponyme, toujours dans l’attente d’un artiste aux platines pour l’accompagner. A la fin de la journée, me vint l’idée de mettre en spectacle ces trois artistes et ces trois récitals en même temps.

Ce fut donc le 6 juillet 2014 que l’idée du cabaret poétique vut le jour. Spectacle phare de la compagnie  » de l’art mot nid  » pour 2015.

Puis, nous partions pour Avignon, où nous avions l’intention de jouer du théâtre du rue au sein du « plus grand théâtre du monde ». Heureusement, nous avions un ami là-bas, car artistiquement parlant, il fut quasiment impossible de jouer dans des conditions valables. La rue, hors festival de rue, est de plus en plus inaccessible, tant à cause des forces de l’ordre et des directives municipales qu’à cause d’un public souvent passif qui voit peut-être dans l’art de rue un moyen plus beau de faire la manche. Mais nous avons joué à Avignon. Nous avoins même réussi à nous amuser. Nous rencontrions deux poètes en plus des amis avignonais de notre amis, un certain Jourdaa et un certain Onizuka avec qui nous avions fait une scène sauvage de poésie.

Au 12 juillet, nous allions à Aubagne pour le micro de bois d’argile, tournoi slam bien fait, par l’équipe de slam de MarseilleAubagne, Ypnova, K-roll, Ta mère… Première fois où Cassandre et moi faisions partie de la même équipe. Avec nous, nous avions Phénix et aussi Kanya mais nous n’avions rien pu faire face à l’équipe locale qui survola ce tournoi, truqué, où elle avait tout le soutien d’un public chauvin acquis à sa cause. 😉 Mais c’était bien amusant tout de même.

Nous repassions par Avignon avant de monter à Chalon sur Saône pour son festival de rue. Ce fut ici que j’exploitais pour la première fois le cabaret poétique. Et cela fut une réussite. Je passe sur toutes les rencontres agréables ou exceptionnelles que nous avions fait pendant ce festival. Il ne nous manquait qu’une seule chose pour être vraiment de la partie, être sur le programme! Nous verrons bien pour 2015.

La vraie surprise fut de croiser des amis de Strasbourg de la Maison Mimir. Le temps n’est plus le même quand vous parlez avec des amis que vous connaissez déjà.

A ce moment, la route de Cassandre et la mienne se sépara. Elle partit pour le salon du livre de l’Argentière la Bessée. J’allais à Miramont de Guyenne pour le festival de rue Bastid’art. Non seulement j’étais sur le programme mais en plus j’avais droit à un défrayement. Une première!

Je présentais le spectacle de Roi des Fleurs, 13 fleurs. La critique de ceux qui l’ont vu fut presque unanimement la même: ce spectacle est de toute beauté! Avec le recul, je dirais qu’il est très réussi, mélange alchimique de poésie et de théâtre de rue, où je raconte les aventures amoureuses de Roi des fleurs.

Je me frottais ce jour là avec des compagnies de réputation nationales voire internationales. Que de boulot devant moi! Je me frottais avec la réalité des programmateurs. Dure réalité! Je me rendais compte du rôle ingrat qui est laissé à la posié dans l’art de rue!

Car la poésie en spectacle est exigente. Elle ne peut avoir un public assis content d’être passif. Elle exige un public à l’écoute, conscient pour l’emmener jusqu’à la contemplation. La jauge de nos spectacles ne dépassait pas les vingt personnes. Mais ces vingt personnes, elles étaient vraiment présentes. Je préfère largement jouer pour vingt personnes avec qui le lien se crée plutôt que pour cent qui n’écoute qu’à moitié.

Mais, je ne désespère pas. Viendra le jour où je jouerais pour mille personnes conscientes qui auront choisi de voir ce spectacle.

Il y avait un concours pour les compagnies du Off de ce festival. Le vainqueur se retrouverait programmé sur le In l’année suivante. Notre compagnie ne remporta pas ce concours, dont le jury était professionnel. Il faut dire qu’au moment où les huiles épiaient mon spectacle pour juger et jauger de sa qualité, je décidais de présentais le cabaret poétique au lieu de celui des 13 fleurs.

Cela veut juste dire que la route est longue, que je n’en vois pas encore le bout mais que je ne m’arrêterais qu’une fois arrivé à destination.

Je quittais Miramont une boule au ventre tant ce festival était intense. Cassandre vint me rejoindre pour partir dans la foulée à Libourne où je voyais pour la première fois le festival Fest’art.

Jamais vu autant la présence des forces de l’ordre que dans ce festival! Mais sinon, c’était un peu la même. cabaret poétique, micro libre, présentation des éditions du prix libre… Des rencontres, des impressions… et la nécessité d’être programmé pour avoirun peu plus de visibilité et beaucoup de crédibilité. Quelle débilité que toute cette complexité! un peu de simplicité serait vraiment une nécessité!

Vint ensuite la plus grande auberge espagnole de France, le festival de rue d’Aurillac. Nous avions fait les démarches pour êtresur le off, nous avions la pastille 17 dans le jardin de Clairvivre pour terrain de jeu. 12 représentation en quatre jours. Eponyme, Roi des Fleurs, Cartouche et la complicité de Cassandre pour jouer « Style ô quatre couleurs », révoltante prestation de théâtre de rue.

Aurillac, sans commentaire, bien evidemment.

A ceci prêt que toute la saison fut ponctuée par la grogne des intermittents du spectacle. A Aurillac, ils ont occupé la mairie!

Puis vient le tour du festival de Ramonville. Ce fut la première fois que je faisais de bout en bout le cabaret de l’art mot nid. Trois fois je jouais sur les scènes offertes par le festival, mais la réussite fut la dernière, le dimanche soir à minuit, où je finis le spectacle pour trente personnes, le chapeau fut débordant, j’écoulais mon stock de livre et je refourgais même un dessin pas fini pour une personne qui le voulait en souvenir. Très bonne prestation, sans la moindre protestation!

Voilà pour le résumé de cet été. J’espère qu’ilvous a plu. je l’ai voulu fidèle à la réalité.

Depuis Ramonville, 15 septembre, j’ai participé à plusieurs scènes de poésie à Toulouse, où j’ai rencontré les poètes toulousains, que j’admire beaucoup. C’est depuis chez l’un d’entre eux que j’écris cette chronique. J’ai même reproduit le cabaret en pleine rue, à Toulouse, pont st-Pierre. Réussi!

Et ce samedi 20 septembre, je suis allé à Pau pour une scène slam. Je pensais arrivé dans un bar, un cafè ou une salle de spectacle… La scène slam était sur le programme d’un festival en plein air. Belle transition entre passé, présent et futur. Je me suis régalé. En plus on a eu droit à manger et à boire en plus de l’habituel verre offert pour un vers de poésie. Alors, vous pouvez me croire, j’ai donné de ce que j’avais.

En conclusion, je poursuis ma bohème, ma vie d’artiste. Je ne vais pas spécialement vouloir attirer les progammateurs. Je ne vais pas commencer à faire de l’art démagogique pour séduire un plus large public.

Je vais faire ce que j’aime et ce pourquoi je suis là. Et j’espère de tout coeur pouvoir le faire avec vous.

Un grand merci!



Laisser un commentaire

CAPTCHA * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.