La Chronique Du Livre #004

Bonjour!

Salut à tous et bienvenue dans cette quatrième chronique du livre.

De quoi causer cette fois-ci?

Bah, tout naturellement de ce qui s’est passé pendant deux mois et depuis la dernière chronique, c’est-à-dire les festivals d’art de rue de France et de Navarre.

C’est pour cela que je n’ai pas tenu de chronique pendant ces deux mois.

Rythme de dingue, trajets complexes, défraiements effrayants, apprentissage, perfectionnement…

Pratiquer, toujours pratiquer pour pouvoir un jour vivre de son art.

Car là est l’idée de l’auteur, un livre quatre en un.

J’écris le livre, je le fabrique, je lui dédie l’illustration de couverture et je le mémorise pour pouvoir le jouer.

J’ai appris  » Style ô quatre couleurs  » pour Aurillac et il est devenu une pièce de théâtre de rue, que j’ai joué avec Cassandre, la présidente de notre association.

J’ai appris  » 13 Fleurs  » pour le festival Bastid’art de Miramont-de-Guyenne et il est devenu un poème de quarante-cinq minutes.

J’avais fait de même avec  » les Frasques d’Eponyme  » l’année dernière.

 

Pour donner un avis, l’accueil du public fut chaleureux. Un lien véritable se tissait entre l’interprète et son auditoire. Oui, la poésie a encore de beaux jours devant elle et la compagnie  » de l’Art Mot Nid « , dont la poésie est le socle de création, peut doucement prendre son envol.

Bien sûr, il nous reste encore à sortir de l’amateurisme, à monter des structures plus conséquentes, en particulier autour du cabaret et à trouver notre voie et notre voix de communication pour que notre compagnie et notre association rayonne à son véritable potentiel.

Oui, les artistes de rue sont nombres. Oui, il n’y aura pas la place pour chacun. Oui, il faut faire des sacrifices en 2014 pour vivre de son art, mais pour l’heure, il n’est pas question de renoncer.

Oui, la compagnie  » de l’Art Mot Nid  » tient à rester autonome et autogestionnaire. Oui, l’association  » Plus Oui Moins Non  » ne tient pas à attirer des subventions. Oui, nous serons et resterons avant tout des artistes de rue, et même si le statut d’intermittent est en proie aux tumultes, s’il nous motive, ce n’est pas pour le confort qu’il peut procurer, mais c’est pour le défi en tant que tel. Histoire de voir si notre poésie peut nous hisser jusqu’à ce niveau précis de la société.

Mais rien de tout cela n’est antinomique. On peut réussir dans l’art sans se faire subventionné. On peut atteindre le statut d’intermittent sans trahir son éthique et son honneur.

50 dates en un an, avec la galerie de personnages qui peuple notre compagnie, Roi des Fleurs, Eponyme, Cartouche, cela n’est qu’une formalité.

Et cette formalité est un langage. Car, m’étant fait programmé et défrayé, je suis entré par la plus petite porte dans le monde de l’art de rue payé pour ce qu’il est, moi, confronté à des spectacles de renommée nationale voire internationale. Après deux ans de chapeaux, cela vient comme une consécration. Mais le niveau est beaucoup plus élevé que ce que je pensais. Et certaines compagnies d’art de rue sont réellement impressionnantes.

Mais bon, au final, que du bon, toujours ce désir d’aller plus loin, ce désir de vivre de ma plume, car, dans cette société telle qu’elle est fabriquée, s’il y a une place qui me tient encore à coeur, c’est celle du poète, dont la poésie à pour visée, entre autre, de rendre supportable l’intolérable de notre si chère société.



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