La chronique du livre #002

Nouvelle page dans nos aventures autour du livre.

Le premier mai, nous étions à Arras pour le salon du livre d’expression populaire et de critique sociale.

Et vous me direz, de but en blanc, s’il existe bien un salon où les micro-éditions du Prix libre ont leur place, c’est bien à un salon d’expression populaire.

Nous sommes à la croisée des mondes. Celui de l’association, celui de l’édition, celui de l’écrivain et nous ne souhaitons pas nous mettre à dos tout le monde du livre.

Rappel! Si j’ai appris la reliure, c’est parce que je n’ai pas eu la chance de rentrer dans le milieu de l’édition. Je n’avais pas assez graissé le piston. Je n’étais rien pour personne dans ce monde là. Et donc, avec des livres faits mains par l’auteur, je fais tâche dans ce monde aux airs hermétiques.

Imaginez le message clair que les éditions du prix libre envoie: les auteurs n’ont pas besoin des éditeurs pour faire vire le livre et pour vivre de leur art. Les éditeurs, sans nous auteurs, ne sont strictement rien.

Encore une fois, l’ordre des choses est inversé. Et nous, on remet l’équilibre dans la balance.

Bien sûr, il y aura toujours un ou deux écrivains foireux et peu scrupuleux qui vendront leurs âmes et leurs culs pour un peu plus de pognon. Et ces salauds continueront de graisser la machine.

Mais je vous le dit direct: nous sommes le grain de sable dans le rouage sourd et mercantile de cette odieuse machine.

 

En attendant, on retournera à Arras, se retrouver au milieu des loups. Et cette fois, nous atteindrons de pied ferme le plébiscite que nous aurions dû obtenir cette année.



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