La Chronique du Livre 003

Amis du livre, bonjour!

Troisième mois, troisième chronique!

Je compte bien revenir sur l’événement du mois dernier.

Je parle bien évidemment de la coupe de le ligue de slam qui eut lieu à Rennes, du 15 au 18 mai 2014.

Tout a commencé un mois plus tôt, à Illkirch-Graffenstaden, où eut lieu les qualifications régionales pour l’Alsace. Je participais, me décidant à la dernière minute, suite à l’invitation d’un bon pote à moi.

Des qualifs, je revenais premier. Me voilà donc champion régional, avec le droit de participer au tournoi national.

Je rencontrais les deux personnes qui allait devenir avec moi le trio incroyable qui emmènera l’équipe de Strasbourg au pied de le première place, celle de champion de France de slam!

Deux artistes, deux plumes acerbes et acérées, une vision et un passé autre que le mien.

Nous décidâmes d’aller à Rennes pour le jeu, alors nous écrivîmes des textes propres pour le concours, neufs, taillés, sensibles.

Chacun de nous trois prit en charges deux textes sur les six que nous pourrions présenter à Rennes. La règle du jeu disait que sur six textes que l’équipe pouvait présenter, seuls deux d’entre aux était obligatoirement un texte à jouer collectivement.

Et c’est sur ce point précis que nous sortions notre épingle du jeu. Sur six textes communs, l’équipe de Strasbourg en écrivit six.

Après l’écriture, il nous fallait répéter. Nous nous retrouvâmes sur les côtes de la Manche pour crier nos textes face à la mer. Nous sentions venir le moment fatidique et la pression montait doucement.

 

Vint le temps de la compétition. A tort, à raison, je m’en fous. En ce qui me concerne, j’ai rencontré des poètes, j’ai aimé participer à cette événement du début à la fin. Le niveau d’écoute d’une compétition national de slam n’a pas d’égal.

Premier tour par équipe. Nous tombions au tirage au sort face à Reims, et face à Rennes, à domicile. Tirage difficile.

Je pense sincèrement qu’il n’est pas nécessaire que l’équipe organisatrice participe au tournoi. C’est un détail, mais une compétition, même dérisoire, sur la poésie, avec un jury public et un trophée en bois peint en or, doit avoir quelques garde-fous.

J’aurais préféré voir l’équipe de Rennes faire les poèmes de calibrage ou nous préparer un spectacle, eux qui étaient hôtes. Plutôt que d’affronter une équipe qui peut très vite attirer la sympathie du public, qui cette fois-ci était rennais.

Heureusement, cela ne suffit pas à nous éliminer.

A la fin du premier tour par équipe, nous étions deuxième ex-aequo avec Reims, derrière Rennes.

Et là, la compétition, avec ses codes, avec ces stratégies, vient se révéler à moi.

Vint le premier tour individuel. Chaque membre de chaque équipe devait passer sur un texte solo, dont la note servirait à la finale individuelle. L’addition des trois notes de chaque équipier s’ajoutera à la note par équipe pour servir à la finale par équipe.

Etant deuxième ex-aequo en équipe, il nous fallait la première ou la deuxieme place en individuel.

Tirage au sort: Paris, Bordeaux, Strasbourg. Que du gros calibre!

Chaque membre de l’équipe passe en solo. Je passe en deuxième. J’obtiens une moyenne de 9,7 sur 10.

Insuffisant pour se hisser au niveau de le finale individuelle.

Mais, mes deux collègues obtinrent eux-aussi 9,7 de moyenne. Avec nos trois notes individuelles additionnées, nous étions, à la fin du premier tour individuel, qualifiés pour la finale par équipe. Alors qu’aucun de nous trois ne participera à la finale individuelle! L’esploit collectif.

Donc, dernier enjeu, la finale par équipe.

Nantes, Hyères, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Rennes.

Six équipes, trois textes.

Nous avions encore trois textes communs. C’est à ce moment là que je crus à la première place. mais c’était sans compter sur l’équipe de Lyon, future championne. Au dernier texte, nous étions aux coudes à coudes. Lyon n’avait pas encore fait son texte collectif;, c’est vous dire le niveau de leur équipe. Nous passions d’abord.

Et là! Faute technique! Notre texte s’achevait par un silence. Bel effet! Mais ce silence dépassa le temps fatidique des trois minutes. Nous serons pénaliser d’un point sur dix! Adieu l’or! Adieu le voyage à Chicago pour la résidence!

Et en plus, Lyon qui cartonne avec un texte à trois de ouf!

http://youtu.be/hZraAC5vVPI

Pour eux, l’or et à nous l’argent. Le bronze reviendra à l’équipe de Nantes. Quant à la finale individuelle, elle revint à un poète parisien, Maras.

 

Ce fut une expérience mémorable. En ce qui me concerne, je retournerais au concours national. J’ai même crée un personnage d’écriture exprès pour pouvoir un jour, éventuellement, être à mon tour vêtu d’or et de lumière.

 

Merci à nous tous!

 

Article par Florian H.



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