La chronique du livre #001

La Chronique du Livre, c’est un retour exclusif sur les aventures bibliophiles de Cassandre et Florian sur les routes de France.

Et tout de suite entrons dans le vif du sujet.

La fin de semaine dernière, c’était les fêtes pascales. Deux villages du livres, Esquelbecq, dans le Nord et Fontenoy-la-Joûte, en Meurthe-et-Moselle ouvraient leurs portes au public pour créer l’événement autour du livre. Les villages du livres, ce sont des villages ayant fait le choix de se spécialiser dans le livre ( livres anciens et rares, collections, livres d’art, livres de brocante, déstockage, planches, vieux papiers… ) et dans les métiers du livres ( reliure, enluminure, imprimerie, sérigraphie, écriture…). Nombreuses maisons de ces villages sont donc entièrement dédiés aux livres ( bouquiniste, éditeur, imprimeur, artisan du livre

Nous avons fait pas loin de mille kilomètres pour être à ces deux endroits, pour ces deux événements semblables, dans deux environnements bien différents.

Dimanche de Pâques, à Esquelbecq,

www.esquelbook.com/

très beau village pittoresque du Nord, à une trentaine de Dunkerque, nous étions deux écrivains relieurs représentant les Editions du Prix Libre.

Que les affaires aient marchées ou non, ce n’est pas le plus important. L’important à noter, c’est notre place un peu particulière dans ce monde. Ecrivains nous sommes, ce n’est pas à la société de le dire ou de dire le contraire. Artisans nous sommes, nous perpétuons un savoir-faire ancien, la reliure, qu’il est bon de mettre à jour. Donc, les deux artistes de l’association Plus Oui Moins Non ont leur place dans les événements crées par les villages et combien d’auteurs en France sont des écrivains relieurs?

Pas beaucoup !

Je pense qu’on peut les compter…

Nous sommes donc des artistes écrivains, des relieurs étant presque des plasticiens du livre, faisant œuvre au sein des Editions du Prix Libre, toute petite maison d’édition artisanale, offrant au lecteur un lien direct avec l’auteur, un livre unique et numéroté, fabriqué sous ses yeux.

Les livres que nous proposons sont donc quelques peu uniques. Il ne manque que la côte et la réputation pour en faire des livres d’art. On ne peut les brader comme dans une brocante, même s’ils sont à prix libre. On ne peut les vendre à un montant trop élevé, ne voulant en aucun cas faire de l’art un fétiche de l’élitisme. Voilà pourquoi nous avons une place un peu particulière. Que ce soit dans les villages du livres, dans notre société contemporaine ou sur les routes de France.

Et nous comptons bien pérenniser cet état de fait… Société tu m’auras pas, non, c’est moi qui aurait ta peur…

Pour lundi de Pâques, le lendemain, je partais seul, moi, Florian, pour Fontenoy-la-Joûte.

www.fontenoy-la-joute.com/

Cinq cent kilomètres avalés en une nuit. Fontenoy, à cent kilomètres de Strasbourg est un charmant village rural à côté de Baccarat. A nouveau, ce n’était pas pour faire des affaires et rentabiliser le kilométrage que nous avions fait ce choix de parcourir tant de distance. c’était pour montrer, nous montrer, faire la promotion de…

De nos livres, nos savoirs, nos désirs.

Nous ne sommes pas des commerçants. Vendre, pour nous, pour moi en particulier, c’est donner du répit, une existence, au mode de vie et de consommation de notre génération. Mode de vie que je ne cautionne pas, que je ne peux défendre.

A chaque vente, je gagne ma vie et je m’intègre. Je cotise. J’épargne. Je capitalise. J’écris la suite de cette société que je veux voir à terre, définitivement. En attendant, écrivain relieur est une couverture qui a le plaisir de correspondre encore un peu à mon éthique d’artiste. En attendant le jour du tout gratuit, le jour ou le siège de notre association sera en pleine cambrousse pour vivre réellement un autre mode de vie, je suis un commercial dans la vente d’art.

Drôle de chemin me diriez-vous. Il aurait été plus lucratif de faire de la vente d’armes, comme d’autres…

La télévision fut venue et donc, on peut me voir sur le journal régional du 19/20 de France 3 Lorraine du 21/04/2014.

http://lorraine.france3.fr/emissions/jt-1920-lorraine

J’avais déclamé un texte devant la caméra. mais, à peine le titre dans la boîte, je savais que ce morceau de poésie ne serait pas diffuser. Tout simplement parce trop séditieux pour être diffuser à une heure de grande écoute sur une chaine publique.

Le texte en question s’appelle je préfère les chèvres, ode à la fin de Babylone, si vous me permettez l’expression. Mais Babylone ne peut s’insulter elle-même au devant de ses esclaves, sans quoi, elle perdrait tout crédit. Et donc, ce n’est pas de la lutte. C’est une invitation à passer à autre chose, au plus vite.

 

Voilà le compte rendu de notre dernière expédition bibliographiste. Nous vous tiendrons au courant de nos actions à travers cette Chronique du Livre.

 

Donc, à bientôt pour le numéro 2 sur Plus Oui Moins Non.fr, et sur Autour du Livre, la section livre de Touch-art.

http://www.touch-arts.com/livres/



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