CHRONIQUE : « La Couleur Pourpre » – Alice Walker

la couleur pourpre

 

La Couleur Pourpre, Alice Walker

« La Couleur pourpre (The Color Purple) est un roman épistolaire écrit par Alice Walker, publié en 1982. Le roman obtient le prix Pulitzer de la fiction et le National Book Award en1983. Le roman est adapté au cinéma en 1985, La Couleur pourpre de Steven Spielberg, et en comédie musicale, La Couleur pourpre  de Gary Griffin, en 2005. La traduction française a été réalisée par Mimi Perrin.

L’histoire se situe principalement dans la campagne géorgienne où on suit la vie d’une femme sur une trentaine d’années à travers tous les déboires de la vie dus à sa position sociale minime dans la société américaine des années 1900 à 1930. Le roman fut fréquemment la cible de la censure et figure dans la liste 1990-1999 des 100 livres les plus fréquemment censurés de l’American Library Association à la dix-septième place à cause de la violence qui y est exprimée, tout autant que par le langage châtié et le contenu sexuellement explicite.

Un mot sur l’auteur :

photo alice walker

Née dans une famille paysanne à Eatonton, Géorgie, États-Unis, Walker possède des origines afro-américaine, Cherokee, écossaise et irlandaise. Elle entame ses études à l’université Spelman (Atlanta, Géorgie) et est diplômée en 1965 de l’université Sarah Lawrence (Yonkers, New York). 

Elle écrit des romans, des nouvelles, des essais et des poèmes. Ces écrits mettent en valeur la lutte des femmes de couleur contre le racisme, le sexisme et la violence répandus dans la société américaine. Elle se proclame ouvertement bisexuelle.

Elle a composé son premier recueil de poésies lors de sa dernière année à l’université Sarah Lawrence. Elle suspend son activité d’écriture lorsqu’elle s’installe avec Leventhal dans le Mississippi et qu’elle rejoint le Mouvement des droits civiques.

Elle reprend sa carrière littéraire quand elle se joint au MS Magazine.

En plus des nouvelles et des poèmes, elle écrit son premier roman, The Third Life of Grange Copeland, en 1970. En 1976, paraît Meridian ; ce livre raconte la lutte des militants pour les droits civiques dans le Sud, et Walker y relate certaines de ses propres expériences.

En 1982, elle publie La Couleur pourpre (voir adaptation cinématographique La Couleur pourpre) qui deviendra son roman phare. Il s’agit de l’histoire d’une jeune femme noire qui lutte à la fois contre le racisme des Blancs et le patriarcat des Noirs. Ce roman rencontre un grand succès dans toutes les communautés. Il sera adapté au cinéma en 1985 et en comédie musicale en 2005 à Broadway.

Elle s’engage en politique en partie sous l’influence d’Howard Zinn qui a été l’un de ses professeurs au Collège Spelman. Elle a milité longtemps dans les années 1960 dans le mouvement pour les droits civiques, et elle continue à défendre l’égalité des droits pour tous.

Elle s’illustre dans la défense de l’environnement, le féminisme, la protection des animaux et a fait campagne contre les mutilations génitales des femmes (voir excision et infibulation). Elle s’est aussi engagée pour la cause cubaine, notamment contre l’embargo, et s’est rendue à plusieurs reprises à Cuba.

En juin 2012 Alice Walker refuse de céder les droits de son roman La Couleur pourpre au puissant groupe « Yediot », en réponse à la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés. « 

Source de la présentation

———————————–

LA-COULEUR-POURPRE-OK

Mon avis sur le livre :

Lu, lu et re-lu, ce livre fait partie du top 100 des « Livres préférés de Céline ».
Dès le début du livre, le lecteur est plongé avec Célie et sa soeur Nettie, deux petites filles dans l’univers d’une Géorgie des années 1900.
De lettres en lettres, la puissance de la plume de l’auteur sur des sujets aussi intenses que le mariage forcé, le racisme et la place des femmes nous emporte et nous prend au cœur.

Synopsis :

« Dans la grande tradition du roman sudiste dénonçant les pressions raciales et sexuelles dont on été victimes les femmes noires, la Couleur Pourpre raconte l’histoire de Célie et Nettie, deux sœurs séparées à l’adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront pas les brimades, le mépris, les guerres et l’absence.
Célie, mariée enfant à un homme violent ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique car son mari les subtilise.
Ignorant elle même l’adresse de sa sœur, elle envoie ces lettres au bon dieu, une correspondance sans espoir de réponse
Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir… » Edition Robert Laffont.

En général plutôt déçue par les adaptations cinématographiques, ici Steven Spielberg avec l’aide de Whoopy Goldberg qu’on admire dans le rôle de Célie, et Dany Glover qu’on déteste incarnant « Monsieur », a su retranscrire la panoplie de sentiments par lesquels on passe en lisant l’oeuvre.

Bande annonce :

embedded by Embedded Video

 

Article par Céline B.

 



Laisser un commentaire

CAPTCHA * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.