Après Lady Gaga, Mademoiselle Gaga.

Après Lady Gaga, Mademoiselle Gaga.

Lecteurs du jour, bonjour, lecteurs du soir, bonsoir !

« Fan inconditionnelle de Lady Gaga, du sac Chanel, de carrot cake et de chaussures à mes heures perdues. Victime financière de mes dites passions. »

Vaste programme, vous en conviendrez.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de bande dessinée. Je sais, je sais, moi qui dessine aussi bien qu’au premier jour de maternelle, j’ai autant de légitimité dans la bande dessinée que Daniel Craig à un congrès de maigres. Mais bon, si je devais faire exclusivement ce à quoi je suis destinée, je me contenterai de chroniquer les nouveaux sandwichs du domac. À ma décharge, je suis plus que fan du festival d’Angoulême et j’ai appris à lire avec Gafi le fantôme, le capitaine Haddock et Gaston Lagaffe. Donc merde, je vous parlerai de BD. De Diglee, pour être plus précise, et de ses deux livres, Autobiographie d’une fille gaga (2011) et Confessions d’une glitter addict (2012) pour être encore plus précise.

BREF.

Pour vous faire les présentations, Diglee a : un blôg, un chat, certainement tous les albums de Lady Gaga, et accessoirement a publié deux livres. Quelle différence entre ses publications et celles par exemple, de Margaux Motin ou Pénélope Bagieu ? (Faites un petit effort, si vous ne connaissez ni l’une ni l’autre, faites au moins semblant. Je fais ça tout le temps, et les gens me croient. Même si là, je sais de quoi je parle, eh ouais, ça m’arrive, tout arrive!)

Donc, ça fait quelques années déjà que le blôg illustré à tendance « fille » cartonne sur internet (l’arrivée de l’ADSL et de la 3G a sûrement aidé), ainsi que les livres de la même veine. C’est la version 2.0 du Journal de Bridget Jones, d’abord tu fais un blôg, le blôg cartonne, tu en fais un livre, le livre cartonne et ainsi de suite… Le tout en racontant sa vie de galérienne moderne qui gère quinze milliards de choses à la fois, sauf les recettes de cuisine, bien sûr. Revenons à mes chatons. Ces trois blogueuses à succès se différencient déjà par leur âge, et donc les thèmes abordés. Évidemment qu’à vingt deux ou trente ans, tu ne vois pas ni ne vis les mêmes choses. Sans parler des centres d’intérêts. C’est ça qui est ultra chouette. J’aime beaucoup les trois, mais Diglee est celle qui est le plus proche en âge qui partage mon amour pour les chats.

En avant Rantanplan.

C’est quoi ces titres ?

De l’hommage à Lady Gaga et aux crayons à paillettes, en témoignent les récits de concert de la dite Lady Gaga et expédition achat de Bristol empreints d’hystérie ma foi fort communicative ! Pour vous expliquer, Diglee est à peu près aussi tarée quand on aborde Lady Gaga que Fran Fine vis à vis de Barbra Streisand (oui, la Nounou d’enfer, ma Bible personnelle). Et ça, je respecte. Déjà, parce que j’ai écouté le Fame Monster en dansant sur feu mon canapé un nombre incalculable de fois.

Ensuite, parce que vu mes antécédents familiaux (famille au service de l’enfance et de l’enseignement, faut-il le rappeler), le crayon à paillettes, je connais bien, voire même très bien. Chez moi, on en a au moins cinq différents (pareil pour les ciseaux crantés). Sans parler des petites étoiles à coller, des feuilles Canson de toutes les tailles, couleurs, ondulations possibles. Eh ouais. Donc la paillette, je valide. Et trouve ça tout ce qu’il y a de plus normal.

De quoi ça parle ?

En vrac : de BFF (Best Friend Forever, c’est pourtant simple!), d’Alexander (Skarsgård) de Titanic, de Daniel (Craig, quel homme, quel homme!) un peu, de la Lady (Gaga), de galères de tous les jours (des problèmes capillaires à la gestion du chat en passant par les fringues), un peu de la famille (sœur, mère, keupain), le tout avec un réalisme à mourir de rire. Le « Je te présente Maureen… elle adore se faire biffler » m’a fait recracher mes céréales de rire. Et je peux vous garantir qu’à nettoyer dans une couette c’est pas de la tarte. Que celle qui ne s’est jamais retrouvée habillée de la même façon que sa meilleure amie à plusieurs reprises me jette la première pierre ! Effectivement, « Faut vraiment qu’on pense à s’appeler avant de sortir de chez nous. » Ce tragique instant où tu réalises que tu as au moins une dizaine de paire de chaussures quasi identiques à celle de ta meilleure amie, je connais. Elle a les Stan Smith vertes, moi les bleu marine.

Si vous êtes apparentés chromosomes XX, ne réfléchissez plus, c’est fait pour vous, et vous vous reconnaîtrez forcément ! Si vous êtes plutôt XY, diversifier ses lectures n’a jamais fait de mal, aussi féminin soit le contenu.

Pourquoi ce sont quand même des bouquins à lire, une fois dans sa vie :

Parce que c’est de la bande dessinée, et que ça se lit vite, donc. Idéal pour une heure à tuer au café, pour quand les Ch’tis à Mykonos ne sont plus diffusés, pour quand l’épisode des Experts qui passe vous l’avez déjà vu trois cent cinquante deux fois, pour quand en cours c’est vraiment trop chiant et que vous êtes au fond de la salle ou de l’amphi et que donc personne ne voit ce que vous faites, pour quand vous voulez lire une BD, aussi, éventuellement.

– Parce que ça ne coûte pas aussi cher que de s’acheter tout Hugo ou Balzac en collection Pléiade. Oui, détail, il existe encore des gens qui achète en Pléiade. Tarés. Et donc, si peu onéreux à l’achat, peu onéreux aussi lorsqu’on choisit de l’offrir. En période pré Noël, c’est bon à savoir.

– Parce que je vous dis de le lire. C’est aussi une bonne raison.

– Parce que je ne connais personne qui soit plus atteinte du cervelet concernant Titanic. À part peu être ma Coloc et meilleure amie, qui connaît le film par cœur et peut faire les dialogues si on coupe le son. Eh ouais. On a la classe où on ne l’a pas. Il serait intéressant de faire un concours, quand j’y pense !

– Parce que Diglee, ses Wayfarers, son Flutiou de chat, sa sœur, et son cuissot, c’est un peu nous toutes. Sauf qu’elle, elle sait dessiner et faire marrer les gens avec ses histoires. Plus classe tu décèdes ta race, comme on dit chez moi.

– Parce que sa gestion des plantes vertes me rappelle beaucoup la mienne. À savoir, j’ai réussi à faire moisir un cactus. Sans le faire exprès. J’avais oublié qu’il existait, entre mon cendrier en plastique jaune et ma bouteille d’ouzo vide.

Bon, je pourrais encore rajouter des tas de trucs, mais y a pas marqué Pages Jaunes. Le mieux est encore que vous alliez voir par vous même ce que ça donne! à cet effet:

http://diglee.com/

ou encore:

https://www.facebook.com/pages/Diglee/108455149176944

Je dois aller regarder l’intégrale de la Nounou d’enfer, je vous laisse.

Tous crédits images appartenant à Diglee, aux éditions Marabout/ Marabulles, bien évidemment.

Rizzo Andretti



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