Tokyo Gore Police – Yoshihiro Nishimura (Chronique)

Tokyo Gore Police

Parce qu’il n’y a pas que les bons films dans la vie, parlons un peu d’un petit nanar vu récemment.

Tokyo Gore Police – Yoshihiro Nishimura

Réalisé par : Yoshihiro Nishimura
Avec :  Eihi Shiina, Keisuke Horibe, Itao Itsuji
Genre : Épouvante-horreur, action
Nationalité : Japonaise

Synopsis :

Une flic intégrée à un groupe de barjots traque les pires mutants qui pullulent sur terre. Derrière ce phénomène se cache un savant fou fanatique d’expériences en tout genre. 

Mon avis :

Pour remettre les choses dans leur contexte, j’aime beaucoup le cinéma asiatique. Ils sont clairement très forts pour certains genres, comme l’épouvante, l’animation ou le drame. Question humour, j’ai encore un peu de mal à les cerner… ma théorie est qu’ils évoluent dans des sphères humoristiques trop profondes pour le commun des mortels.

Tokyo Gore Police, c’est une nana flic en mini jupe et porte-jarretelles qui trucide des mutants envahissants la capitale japonaise dans un futur pas si lointain, tout ça pour venger papounet qui a été assassiné par lesdits mutants quand elle était petite. Bref, un scénario hautement improbable pour un film décrit comme « le plus taré qu’on ait vu depuis longtemps », et asiatique de surcroit, ça avait de quoi m’intriguer.

On peut dire qu’il est à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un film qui s’appelle « Tokyo Gore Police ». Des litres et des litres d’hémoglobine, des scènes d’actions et de violences extrêmes (mais très mal faites sinon c’est pas drôle), des mutants de plus en plus ignobles à mesure qu’avance le film et une histoire de vengeance totalement bancale.

Bon ok, c’est franchement marrant au début, on voit clairement que le réalisateur s’en donne à cœur joie et ne se donne aucune limite. Les scènes et les personnages sont tous plus absurdes les uns que les autres, et les monstres complètements délirants. Vous avez toujours rêvé de voir une fille sexy dont la moitié inférieure du corps a une fâcheuse tendance à ressembler à un vagin géant muni de dents acérées, Yoshihiro Nishimura l’a fait.

Autres éléments notables : les fausses pubs surgissant de temps à autre au milieu de l’histoire. Rien que pour ces petits ovnis d’humour nippon ça vaut le coup de voir le film.

Reconnaissons lui au moins une chose, c’est qu’il assume pleinement son côté bidon et décalé qui en fait des tonnes, et les amateurs du genre seront servis.
Pour ma part, ça m’a divertit 20 minutes puis passé ce délai le trop plein de mauvais goût s’installe, ça s’étend en longueur et les 1h40 du film semble durer une éternité. Oui parce que les boyaux en plastique qui volent en l’air toutes les 3 secondes ça va un moment hein.

Bref, je n’oserais pas le conseiller à tout le monde (au risque de me faire lyncher), mais il est je pense dans la catégorie des films à voir au moins une fois pour tout cinéphile averti.

C’est d’ailleurs par pure curiosité cinématographique (ou par masochisme, à voir…) que je compte regarder les autres films du genre, à savoir Vampire Girl VS Frankestein Girl, Meatball MachineMachine Girl… les connaisseurs, j’attends donc vos suggestions 🙂

L.



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