Sur La Planche de Leila Kilani (Chronique)

Sur La Planche   (vostf)

Réalisation : Leila Kilani
Comédiens : Soufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Betioui
Genre : Drame
Nationalité :  France / Marocain / Allemand
Durée : 1h46
Date de sortie : 1 er février 2012

Synopsis : Tanger – Aujourd’hui, quatre jeunes femmes de vingt ans travaillent pour survivre le jour et vivent la nuit. Toutes quatre ouvrières, elles sont réparties en deux castes : les textiles et les crevettes. Leur obsession : bouger. « On est là » disent-elles. De l’aube à la nuit la cadence est effrénée, elles traversent la ville. Temps, espace et sommeil sont rares. Petites bricoleuses de l’urgence qui travaillent les hommes et les maisons vides. Ainsi va la course folle de Badia, Imane, Asma et Nawal…

Prix: Festival de Cannes 2011   

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Sur La Planche de Leila Kilani – Chronique

Si vous voulez voir la fiche complète du film cliquez sur ce lien !

Mon avis :

Premier long-métrage de la journaliste Leila Kilani sous forme de documentaire, elle retrace le parcours de quatre jeunes filles marocaines qui aspirent à une vie meilleure.
Badia, l’anti-héroïne du film est une fille crevette la journée et prostituée le soir qui dépouille les hommes « s’autorisant »  son corps.
Elle emmène dans sa quête de liberté son amie Inane en instaurant des stratagèmes pour combattre l’esclavagisme et devenir égale aux hommes.
La réalisatrice touchée par la condition réelle de ces filles marocaines arrive à s’approprier leur sensibilité,  leur pudeur malgré le fait qu’elles agissent contre leurs traditions.
Badia est montrée comme une fille qui a de la volonté, garçon manqué elle désire vivre comme toutes ces filles de son âge en effectuant un métier plus gratifiant comme travailler dans le textile. Ce personnage est touchant, sous son air de meneuse à caractère fort, elle a honte d’elle, de sa vie… Elle espère quand étant plusieurs, elle pourra « vivre » enfin comme elle le mérite mais l’union qui est sensée faire la force lui portera préjudice. Leila Kilani nous fait prendre conscience dans son film-documentaire que malheureusement pour s’en sortir on ne peut que compter sur soi-même; qu’une amitié est toujours fragile quand on parle de pouvoir ou de devenir « quelqu’un  » de meilleur.
Ce qui est intéressant dans ce long-métrage, c’est sa chute, à trop vouloir tout tout de suite, on peut faire des choses regrettables et perdre pied à contrario d’une trahison.

Le film de mon point de vue tournait un peu en longueur, on sentait une tension dès l’entrée du film mais celle-ci est vite redescendue alors qu’elle aurait dû aller en crescendo.
On retrouve cette pesée à la toute fin du film qui est assez émouvante, elle tourne en folie et en incompréhension, ce qui donne une caractéristique assez forte à la scène.
Il est bien dommage que le flash back du début passe inaperçu…heureusement que j’étais accompagnée pour avoir un autre avis; c’est pour cela que de mon point de vue je suis restée sur ma fin et me suis imaginée une autre fin. Dans tous les cas Badia s’était prise dans son propre jeu !!

Ce film est une belle leçon de vie…même si cela ce passe au Maroc, ce genre de scène se produit également chez nous, en France…à méditer !  ( Cassandre )

 

 



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