Nouveaux regards des cinémas d’Asie – Du 15 au 21 mai 2013 au Cinéma Star

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Nouveaux regards des cinémas d’Asie – Du 15 au 21 mai 2013 au Cinéma Star

Cycle de projection en partenariat avec l’Université de Strasbourg dans le cadre du colloque « Penser (avec) les cinémas »

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Mercredi 15 mai à 20h

Une vie simple

De Ann Hui – 2011 – (HK) – 1h59 – VOST – avec Andy Lau, Deannie Yip, Quin Hailu…

Séance spéciale présentée par Thomas Voltzenlogel, doctorant contractuel, Université de Strasbourg

Cinéaste majeure de la nouvelle vague Hongkongaise, Ann Hui met en scène dans son dernier film, Une vie simple, la relation complexe entre Chun Tao (Deannie Ip), domestique d’une famille bourgeoise installée aux États-Unis, et Roger Leung (Andy Lau), producteur de cinéma et dernier membre de cette famille à résider à Hong-Kong. En transgressant les frontières de la fiction et du documentaire, Ann Hui représente la maladie, le quotidien des maisons de retraite et la transformation des relations sociales.

Jeudi 16 mai à 20h

Le fossé

De Wang Bing – 2010 – Chine – 1h53 – VOST – avec Li Xiangnian, Lu Ye, Lian Renjun…

Séance spéciale présentée par Raymond Delambre,conservateur en chef spécialiste du septième art asiatique, diplômé de sciences politiques.

Wang Bing, dernier bastion du cinéma chinois présumé indépendant, est le célèbre réalisateur d’À l’Ouest des rails (2003). Dans Le Fossé (2010), il filme, avec une caméra aussi âpre qu’émouvante, à la fois un camp de concentration, voire d’extermination communiste, et le contexte de l’effroyable famine déclenchée par le Grand Bond en avant maoïste, toujours tabou dans l’actuelle République populaire de Chine (RPC).

 Vendredi 17 mai à 20h

SAUDADE

De Katsuya Tomita – 2011 – JAP – 2h47 – avec – Tsuyoshi Takano, Hitoshi Itô, Dengaryû…

Séance spéciale présentée par Arnaud Moschenross, Etudiant en Master 2 Recherche en Etudes cinématographiques.

Saudade, c’est l’espoir déchu des immigrés brésiliens venus au Japon pour faire fortune, et qui se heurtent à la réalité de la crise économique.

Saudade, c’est aussi ces travailleurs laborieux, qui pour échapper à l’âpreté de leur quotidien se réfugient dans l’alcool et les femmes.

Saudade,  c’est enfin le vide de l’existence d’une jeunesse face au manque de perspectives, qui chante son mal-être et sa rage contre la société.

Saudade, c’est finalement cette « bataille des mots » que se livrent, sur fond identitaire, les âmes qui peuplent la société japonaise.

AVANT-PREMIERE

Samedi 18 mai à 19h45

Shokuzai part 1, celles qui voulaient se souvenir

De Kiyoshi Kurosawa – 2012 – JAP – 1h59 – VOST – avec Yû Aoi, Eiko Koike, Kyôko Koizumi…

Samedi 18 mai à 22h

Shokuzai part 2, celles qui voulaient oublier

De Kiyoshi Kurosawa – 2012 – JAP – 2h28 – VOST – avec Sakura Ando, Chizuru Ikewaki, Kyôko Koizumi…

Avant-premières présentées par Benjamin Thomas, maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Strasbourg

Quatre fillettes sont témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune n’est capable de se souvenir de l’assassin. Asako, la mère d’Emili, désespérée, promet aux fillettes une vie de pénitence si elles ne laissent pas leurs souvenirs du drame faire surface. Quinze ans après, que sont-elles devenues ?

Dimanche 19 mai à 18h

2/Duo

De Nobuhiro Suwa – 1997 – JAP – 1h30 – VOST – avec Yu Eri, Hidetoshi Nishijima, Otani Kenjirô…

Séance spéciale présentée par Benjamin Thomas

Yu, vendeuse dans une petite boutique, habite avec Kei, un acteur fauché qui vit à ses crochets. Un jour, Kei propose à Yu de l’épouser. Cette demande inattendue perturbe l’équilibre du couple…

AVANT-PREMIERE

Dimanche 19 mai à 20h

People Mountain, People Sea

De Shangjun Cai – 2011 – CHINE – 1h31 – VOST – avec Jian Bin Chen, Tao Hong…

Avant-première présentée par Szöllösy Raphaëlétudiant M2 cinéma, mémoire sur le cinéma chinois, Université de Strasbourg

Tout débute dans une carrière de sable blanc par un meurtre au couteau et se conclut dans l’âpreté noire d’une exploitation minière. Entre temps, le frère de la victime, personnage marqué par sa rudesse et sa témérité, quoique nonchalante et quasi-mutique, part à la recherche de l’assassin. Bien que motivé plutôt par ses dettes et la possibilité d’une récompense que par son attachement fraternel, son enquête inter-régionale l’entraîne dans les multiples paysages de la Chine contemporaine ; des espaces montagneux à la campagne du Guizhou, en passant par les taudis sinueux d’une métropole. La finesse de la mise en scène et l’élégance des cadres du second film de Cai Shangjun, Lion d’argent à la Mostra de Venise en 2011, nous donne l’impression d’assister à l’émergence d’un cinéaste à suivre.

Lundi 20 mai à 18h

The Terrorizers

De Edward Yang – 1986 – (TAIW+HK) – 1h49 – VOST – Cora Miao, Bao-ming Gu, Wang An (II)…

Séance spéciale présentée par Nathalie Bittinger,maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Strasbourg

L’œuvre d’Edward Yang est peu connue, malgré le succès de Yiyi (2000), alors même qu’il fut, avec Hou Hsiao-hsien, l’instigateur de la « nouvelle vague taïwanaise » des années 1980. Les Terroristes (1986), inédit en France jusqu’en 2011, est son deuxième film (sur sept). A travers une structure narrative moderne et éclatée, les chemins indécis de personnages qui ne se connaissent pas s’entremêlent sur un mode apparemment aléatoire, dans l’espace anonyme et contemporain de Taipei soumis à une modernisation accélérée : un photographe, une prostituée eurasienne, une écrivaine recherchant l’inspiration, son mari, cadre d’entreprise, en quête d’une promotion…

Lundi 20 mai à 20h

A short film about the IndiO Nacional

De Raya Martin – 2005 – (PHILIPPINES+NL) – 1h37 – VOST – avec Bodjie Pascua, Suzette Velasco, Lemuel Galman…

Séance spéciale présentée par Estelle Dalleu, Doctorante en Etudes cinématographiques à l’université de Strasbourg

« Tout le monde ne dort pas dans la nuit des ancêtres» : formule magique, incantatoire, livrée en ouverture de film. Projet démiurgique également. Celui de Raya Martin, qui, en 2005, et alors qu’il n’est âgé que de vingt et un ans, convoque l’esthétique du cinéma primitif pour donner à voir et à entendre l’Histoire coloniale et révolutionnaire des Philippines. Pays sans archives, tout du moins sans un regard organiquement autochtone, à qui le réalisateur procure un visible jusque-là invisible en imaginant à posteriori, ex nihilo, le matériau filmique manquant.

Mardi 21 mai à 20h

Le sommeil d’or

De Davy Chou – 2011 – (FR+CAMBODGE) – 1h40 – VOST – avec  Dy Saveth, Ly Bun Yim, Yvon Hem…

Séance spéciale présentée par Eric Galmard,PRCE à l’Université de Strasbourg

Le cinéma cambodgien, né en 1960, a connu un coup d’arrêt brutal en 1975 avec l’arrivée au pouvoir des Khmers Rouges. La plupart des films ont disparu. David Chou, archiviste singulier, entreprend de convoquer, par le pouvoir du cinéma, les images de ces films qui ne sont plus là.

Plus d’infos sur le site du Cinéma Star



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