Minuit à Paris – Woody Allen (Chronique)

Minuit à Paris

Mon petit coup de coeur 2011 (qui méritait selon moi plus d’oscars qu’un certain film français dont la médiatisation frôle l’overdose….ahem) !

Minuit à Paris – Woody Allen

Réalisé par : Woody Allen
Avec : Owen Wilson, Rachel McAdams, Michael Sheen
Genre : Comédie, romance
Nationalité : Américaine

Synopsis

Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui rêve à une autre vie que la sienne. 

Mon avis :

On ne présente plus notre cinéaste juif new yorkais préféré qui nous livre avec Minuit à Paris une ode majestueuse à la capitale française et aux années 20.

Ce que j’aime chez Woody Allen, c’est sa façon de crier son amour aux villes. Après avoir rendu mains et mains hommages à sa petite chérie New York dans Manhattan, Annie Hall, Whatever Works, et bien d’autres encore, à Londres dans Match Point, à Barcelone dans Vicky Christina Barcelona, c’est maintenant au tour de Paris dans un film si empreint de magie qu’il est impossible de pas en tomber nous aussi amoureux.

Owen Wilson est parfait dans son rôle de jeune écrivain rêveur et fantasque aspirant à vivre à une époque différente de la notre (tiens, tiens, ça nous rappelle quelqu’un ça…), et Rachel McAdams irrésistiblement agaçante en pimbêche matérialiste. On y retrouve aussi quelques acteurs français faisant des apparitions, parfois importantes (Marion Cotillard) souvent furtives (Gad Elmaleh, Léa Seydoux).

On se laisse très vite emporter dans le tourbillon des années folles aux côtés d’une flopée des plus grands écrivains, peintres et autres musiciens de l’époque et l’on ne peut que fantasmer de connaitre à notre tour la ferveur du Paris artiste de 1920.
Imaginez vous discuter littérature avec Hemingway, danser avec Djunas Barnes, boire du rouge avec Dali et résoudre les problèmes de couple de Scott et Zelda Fitzgerald…
Comprendre toutes les références demande une culture assez pointue, et personnellement dès le film fini je me suis plongée dans l’histoire de tous ces artistes pour en savoir plus sur leurs vies extraordinaires et passionnantes.

Le scénario ne s’empâte d’ailleurs pas à expliquer le pourquoi du comment et c’est ce qui fait le charme du film. Les dialogues à rallonge caractéristiques de Woody Allen sont comme toujours délicieusement drôles et intelligents, et sa façon si particulière de capturer les rues, les trottoirs et les monuments est un magnifique honneur à la ville lumière.

La recherche de ce fameux (et utopiste?) âge d’or tout au long du film nous amène à réfléchir autour de la relation qu’on entretient avec le passé, et de l’éternelle insatisfaction des gens à se dire qu’ils auraient été plus heureux à une autre époque.

Peut être pas la meilleure œuvre du cinéaste mais c’est en tout cas un vrai petit concentré de bonheur qui donne juste envie d’aller se balader à Paris un jour de pluie, avant de sauter dans un taxi sous les 12 coups de minuits…

By the way, c’est à voir absolument en VO.

L.



4 Comments

  1. cassandre wrote:

    J’avoue très chouette chronique Laurie, tu as mon entière approbation sur toute la ligne sauf sur…ta fameuse introduction..The Artist est de loin plus exceptionnel au niveau du jeu des acteurs et plus original. Un film à la Charlie Chaplin se fait rare à notre époque. Mais je tire mon chapeau à ce cinéaste complètement crazy que j’adore aussi 😉 . Midnight In Paris nous fait voyager, nous remue l’esprit avec ces références culturelles et artistique adapté à chaque personnalité des personnages.
    Un film à voir quand on a le blues…il nous redonne espoir. Bisous mademoiselle L.

  2. laurie wrote:

    Pfft, je t’écoute pas. Un film à la Charlie Chaplin comme tu dis n’a rien d’original, c’est du réchauffé pur et simple, autant au niveau de la mise en scène que du scénario. Il sort du lot uniquement car depuis on a inventé le son et l’image couleur, et qu’on fait plus de films comme ça. Le réalisateur aurait pu jouer sur les genres et les époques (comme il l’a fait durant quelques secondes dans le film, bien trop courtes), un film noir et blanc muet mais modernisé. Au lieu de ça c’est une copie des films des années 20. Bien dommage! Bref,parenthèse à part, merci pour tes compliments ma chère 😉

  3. cassandre wrote:

    Merci pour « tes » non compliment ma chère.
    Tu verras un de ces jours je ferai une chronique digne de ce nom pour ce film,en espérant que tu changes d’avis.
    C’est de bonne guerre…
    Les bises,

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