La Colline aux Coquelicots – Goro Miyasaki (Chronique)

La Colline aux Coquelicots

Réalisation:  Goro Miyasaki
Voix : Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita
Genre : Animation, drame
Nationalité: Japonaise
Durée : 1h31
Date de sortie : 11 janvier 2012

Nouvelle perle des studios Ghibli et deuxième film de Goro Miyasaki, la Colline aux Coquelicots nous plonge dans un moment de poésie au coeur du Japon de l’après guerre.

Synopsie :

Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer…
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

Mon avis

Après un premier long métrage un peu décevant, le rejeton du maître de l’animation japonaise Hayao Miyasaki nous montre cette fois ci qu’il veut se démarquer avec un style bien à lui.

Loin de l’univers fantasmagorique de Miyasaki le père, c’est un film plein de justesse et de réalisme qu’on prend ici plaisir à savourer. Sur fond de Japon traumatisé après la seconde guerre mondiale, la relation qui se forme entre les deux personnages principaux est touchante et intéressante. Si les nombreuses références à la culture occidentale et en particulier française peuvent d’abord étonner, le réalisateur nous confie que c’est en corrélation avec la fascination des étudiants japonais de l’époque pour l’art européen.

On retrouve également la beauté et la finesse des dessins qui font la réputation de la maison, ainsi que la jolie niaiserie toujours omniprésente, mais qui ne dérange plus une fois pris dans l’univers.

J’en viens par ailleurs à regretter les nombreuses critiques qui déplorent le manque de folie du jeune cinéaste, pas encore à la hauteur de son nom. S’il est vrai que le scénario mériterait un peu plus de rebondissements, Goro nous offre sa propre vision du Japon et montre bien ici qu’il ne cherche pas à imiter son père. Au contraire, avec une histoire somme toute assez simple, il arrive à émouvoir et à enchanter. Son héritage est hélas assez lourd à porter, et il semblerait qu’il soit voué à rester à l’ombre du génie de Hayao.

Malgré tout, on ne s’ennuie pas une seconde, on ressort léger et le sourire aux lèvres. Pour moi, c’est mission réussie pour ce nouveau Ghibli.

L.

Et vous, qu’en avez vous pensé?



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