Je danserai si je veux – Ode à la vie

 
Synopsis : « Layla, Salma et Nour, 3 jeunes femmes palestiniennes, partagent un appartement à Tel Aviv, loin du carcan de leurs villes d’origine et à l’abri des regards réprobateurs. Mais le chemin vers la liberté est jalonné d’épreuves… »

En lisant ces trois lignes, je me suis demandée si je pourrais m’identifier à Layla, Salma et Nour et à leur quotidien en terre sacrée israélienne.
En effet, si les protagonistes sont des jeunes femmes comme moi, le challenge était de m’imaginer parmi elles pendant 1h42.. Moi qui ai grandi en France, libre et (presque) sans compte à rendre à personne, saurais-je comprendre certaines situations, certains contextes qu’allait me donner à découvrir ce film ?
La réponse m’a été donnée dès les premières dix minutes !
Ces tranches de vies, portraits de femmes charismatiques et attachantes, sont un régal.
L’immersion est totale : des actrices si convaincantes que la moindre émotion apparait naturelle, évidente.
Ce film est un moment de partage intense.
On s’amuse avec elles, on tremble avec elles, on s’indigne avec elles, on résiste et on triomphe avec elles.
Avec ce premier film, Maysaloun Hamoud n’épargne rien ni personne,  avec des questions qui l’ont concernée lorsqu’elle était étudiante, et/ou des sujets de société délicats : consommation de drogues et alcool, séduction et romance, religion stricte ou hédonisme, recherche d’emploi, homosexualité, mariage, viol, autorité familiale, pression sociale…
Tout nous est montré sans vergogne à travers la vie en colocation de trois femmes si différentes mais à la fois si unies..
Mouna HawaSana Jammelieh et Shaden Kanboura portent le film et m’ont touchée en plein coeur. Malgré les scènes dérangeantes et difficiles, je n’avais qu’une envie : rejoindre cette bande de copines à Tel-Aviv et faire partie de leur quotidien, pour que le film ne s’arrête jamais.



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