Hasta la Vista – Geoffrey Enthoven (Chronique)

Hasta la Vista

Alors les enfants, si j’avais un film à vous conseiller en ce moment, c’est bien celui là.

Réalisé par : Geoffrey Enthoven
Avec : Robretch Vanden Thoren, Gilles De Schrijver, Tom Audenaert
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : Belge

Synopsis

Trois jeunes d’une vingtaine d’années aiment le vin et les femmes, mais ils sont encore vierges. Sous prétexte d’une route des vins, ils embarquent pour un voyage en Espagne dans l’espoir d’avoir leur première expérience sexuelle. Rien ne les arrêtera… Pas même leurs handicaps : l’un est aveugle, l’autre est confiné sur une chaise roulante et le troisième est complètement paralysé.

Mon avis

Si vu comme ça, le scénario peut ressembler à un road/teen movie américain un peu lourd, c’est un film plein de justesse et d’humanité qui se cache ici.

Traitant d’un sujet délicat, la sexualité chez les handicapés, le film oscille sans cesse entre comédie et drame sans jamais tomber dans le pathos, mais n’occulte pas non plus la souffrance physique et morale endurée par ces jeunes gens et leur entourage.
On voit bien que le réalisateur n’a pas voulu faire un mélodrame inspirant l’apitoiement, mais nous montre au contraire des personnages très vrais, certes avec un handicap mais pas moins désagréables voire carrément machos par moments, tendres et pleins d’auto-dérision à d’autres, un peu comme tout le monde en fait. Les jeunes acteurs sont d’ailleurs vraiment bons et touchants dans leurs rôles, on y croit.

Il souffle dans ce film un vent de liberté et de bonne humeur qui est contagieux, et l’envie de prendre la route avec cette joyeuse équipe nous titille tout le long.
On rit, on s’indigne, on sourit, on s’émeut, une grande palette d’émotions pour cette oeuvre belge qui nous offre une belle leçon de vie.

Petits bémols, un léger manque de rythme par moment, et j’aurais aussi espéré une fin un peu moins prévisible, qui laisserait plus la place au mystère quant à la suite de leur vie…

Bien dommage que ce film sorte après Intouchables, car bien que le thème et l’histoire soient différents il souffrira inévitablement de la comparaison, et passera probablement inaperçu auprès du public, la salle n’était d’ailleurs pas bien remplie (quoi, le cinéma flamand, ça existe?!) …
Pour ma part, j’ai vraiment passé un très beau moment, et j’espère avoir convaincu quelques âmes d’aller le voir.

L.

Et zoup, la bande annonce :

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