Grease lightning, go Grease lightning!

Grease lightning, go Grease lightning!

Lecteurs du jour, bonjour, lecteurs du soir, bonsoir !

En période de pré Noël, on sait tous trèèès bien ce qu’on va trouver à la télévision, pour ceux qui ont l’inestimable chance de payer leur redevance. (« Quoi ? Payer autant pour avoir droit aux Ch’tis à Ibiza, au ski, à Mykonos et bientôt à Las Vegas ? ») Non, plus sérieusement (même si oui, les Ch’tis vont aller à Las Vegas, je le confirme), à Noël, la télévision, c’est ça :

– Des contes de Noël.

– Des romances de Noël (ces deux-là sont assortis de chants de Noël, de miracles, de repentir chrétien, et de spectacle d’enfants américains déguisés comme des sacs).

– Des films catastrophes avec un père divorcé qui doit reconquérir l’amour de son fils alors que le cyclone et la tempête de neige menacent d’anéantir les États-Unis.

– Un peu de De Funès (ça fait toujours de l’audimat, trente ans après, et on se demande encore si la télévision d’aujourd’hui est de qualité).

– Les Sissi ou les Don Camillo.

– Des gros succès pour les enfants (Harry Potter en tous genres, et c’est le moment où jamais de passer l’Âge de glace sur TF1 parce que eux seuls ont le budget pour acheter les droits de diffusion que ça m’énerve au plus haut point).

– Love actually et/ou The holiday. Ce sont des films de Noël. Oui.

Et et et… de la comédie musicale. Même si je suis tentée de dire, « Y pas d’heure pour les comédies musicales ! » On va nous resservir Bodyguard (oh, eh, quelque part, c’est une comédie musicale, ne chipotez pas), Dirty dancing, Fame, Flashdance, sur la TNT tous les Street dance et cie, et Grease.

Attardons nous sur le dernier, voulez-vous.

En avant Rantanplan.

C’est quand même pas compliqué de faire une bonne comédie musicale:

C’est aussi simple que de commander un maxi best of, même. J’explique:

– Une histoire d’amour à la base impossible qui confronte deux univers opposés. Là, la neuneu Sandy (Rizzo a tout résumé en une chanson, « Look at me I’m Sandra Dee ») et le rebelle Dany. Voilà.

– Des péripéties, quand même, on peut pas les laisser tomber amoureux tranquilles, sinon on n’a plus de film.

– Des personnages secondaires marrants, voire utiles, parfois. Rizzo et Kenickie en tête, le couple à embrouilles du lycée pour une fois réaliste, typique, comme on en a eu un nous aussi dans notre bahut. Si, vous vous souvenez, le Maxime et la Sophie, qui on passé leur trois ans de lycée à se rouler des pelles sous votre nez puis à s’engueuler dans les couloirs avec des torrents de morve et des portes claquées en intercours…BREF. J’ai adoré le lycée.

On n’oublie pas Frenchie, qui a une permanente woawissime et qui a quand même droit à LA chanson inutile de tout Grease qu’on a l’impression d’être défoncé quand on la regarde, cette scène. En général, c’est le moment du film où je me ressers en coca zéro. Elle a aussi des répliques fantastiques : « Les hommes, c’est des rats. Oh écoute, non, je sais ce que je dis, va ! C’est pire, c’est de la vermine de rat. Pire que ça encore, c’est de la vermine de la vermine de rat ! Un chien qui se respecte se sentirait déshonorer de les mordre. Le seul homme en qui une fille peut se fier, c’est son père. » Oui, bon, il est sorti en 78, ce film, hein.

Je n’oublie pas Blanche, la secrétaire de la principale du lycée Rydell, qui est avec son xylophone et sa machine à écrire un cachet de DHEA à elle seule. « Oh Blanche, assez pleuré comme ça ! »

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– Des chansons et de la danse tous les quarts d’heure, pour faire oublier que suivre l’histoire demande autant de réflexion que lorsque, au volant de votre voiture, vous injuriez copieusement un connard qui vous dépasse.

– De chouettes costumes/coiffures/choré que tout le monde veut recopier. D’ailleurs, l’Arnacoeur, c’est de la resucée assumée de “On ne laisse pas Bébé dans un coin.” Et vlan, dans tes dents de poilu, Romain Duris. Et Vanessa Paradis manque cruellement de quelque chose dans ce film. Ah. C’est ça. De poids. Elle a les joues aussi creusées qu’une mine de charbon et ses jambes ressemblent plus à des cotons tiges qu’autre chose. Même Kate Moss, dite « la Brindille » fait grosse, à côté. C’est dire.

Pourquoi c’est quand même une bête de film, (réhabilitons la comédie musicale!) :

– Parce qu’il y a John Travolta JEUNE. Et pas l’espèce de chose à cheveux longs et gras+visage d’obèse de Pulp Fiction. Et que toute une génération de gamines sont tombées amoureuses de lui au premier plan du film où on le voit. Là, il a plus que la classe à Dallas. La banane, les yeux bleus technicolor, le look de rebelle, le perfecto trop canon, la petite fossette sexy, tout y est. En plus, il sait danser, chanter, se recoiffer, tout ça, sans cesser de fumer. Je dois dire que c’est (uniquement dans ce film), l’une de mes idoles masculines. à côté, Ryan Gosling, il retourne chez sa mère. Ryan Gosling, c’est quand même le mec qui affole toutes les filles sooo 2012 en ne disant pas plus de trois mots à la demie heure dans Drive. Muet, donc. Et je ne suis pas sûre qu’il sache danser correctement. Et un mec qui sort du Mickey Mouse Club comme Justin (Timberlake, aka:“Je veux m’asseoir sur sa bouche”, par Cameron Diaz), et qui ne sait pas danser, ça la fout mal. C’est flippant.

– Parce que là aussi, les chansons n’ont pas vieilli plus que le visage de Michael Jackson entre les 90’s et les 00’s. Tout le monde est déjà rentré chez soi, à 5h du matin, complètement ivre, bras dessus bras dessous avec sa bande de potes en braillant “You’re the one that I want” ou “Summer nights”. Ou alors c’est juste moi, et là, c’est flippant.

– Parce que c’est le premier d’une looooongue série de films niais féminins avec en toile de fond la musique et/ou la danse. Films pour lesquels j’ai une adoration sans bornes, évidemment. à tout hasard, les Dirty Dancing, Fame, Flashdance, Lol, même je dirais. Bah quoi, il chante, oui ou non, le Maël? Films dont les chansons titres sont devenues en soirée ce que je suis au porto. Une habitude.

– Bon, c’est aussi le film qui est la raison de mon surnom, mais ça c’est un autre problème. Ceux qui l’ont vu savent. Sisi, la mifaaa! Ahem. Pardon.

Les petits trucs en plus que ça peut être canon de placer en conversation pour faire genre on est cultivé (on peut l’être en vrai aussi, hein) :

– Avant de devenir une icône de la danse, John Travolta avait eu son premier « grand » rôle en 1976 dans… Carrie au bal du diable de Brian de Palma. Où il ne fait pas long feu, certes, mais quand même.

– Malgré un succès qu’on peut qualifier de colossal (notamment en France, 5.300.000 entrées dès la sortie en 1978), aucun Oscar, ni Globe, ni César, ni palme à Cannes, pas même un Gérard. C’est à vous dégoûter de ramasser autant d’argent pour un seul film.

– 28 millions d’albums vendus. Soit, vinyles (dont un est la propriété de ma très chère mère, avec une petite étiquette marquée 5èmeB dessus). 28 millions d’exemplaires vendus, les gars ! À titre de comparaison, l’album le plus vendu de Rihanna, qui n’est pas la dernière pour sortir un cd tout les 6 mois pour payer ses cures de désintox et son Hémoclar pour les bleus que lui fait Chris Brown ; donc, Rihanna, dont l’album le plus vendu est Good Girl Gone Bad, n’a été vendu « qu’à » 8 millions d’exemplaires dans le monde. Et biiim dans tes dents.

– En revanche, là où Grease se fait niquer, c’est pour le single. « You’re the one that I want » n’a été vendu « qu’à » 1.8 millions d’exemplaires. La corne de brume Québécoise Céline a vendu la bagatelle de 10 millions d’exemplaires de son « My heart will go on ». Financièrement, Céline a de quoi racheter tout le Québec si elle le veut, je crois. Avec la France en bonus.

– Ah, et pour les irréductibles, oui, il y a un Grease 2 qui existe, pourquoi, on ne sait pas. Il y a bien Michelle Pfeiffer, mais c’est pas pareil.

– Le clip officiel de la chanson « Our deal » du groupe Best Coast, réalisé par la très sainte Drew Barrymore reprend les codes de Grease, avec Chloë Moretz et Tyler Posey. Et que voit-on dès la première scène du clip? Thunder Road. Hommage, vous avez dit hommage ?

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Bon, je vous laisse, j’ai l’intégrale de la Nounou d’enfer à regarder, moi.

Rizzo Andretti



One Comment

  1. admin wrote:

    En mars 2012 cassandre en parlait déjà, on vous invite à lire également sa chronique http://www.touch-arts.com/cinema/le-premier-lauthentique-grease-avec-john-travolta-chronique/

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